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Selon vous, laquelle des technologies suivantes va impacter le secteur des FIA ?


Enquête effectuée auprès de 120 professionnels des marchés financiers du Luxembourg, réalisée en novembre 2016 par le service marketing de SGSS.

Nazir Zubairi, CEO de la LHoFT, (Maison du Luxembourg pour les technologies de la finance), nous a donné son avis sur le lien naturel qui existe au Luxembourg entre l’investissement alternatif, le capital-risque, le capital-investissement et les technologies financières.

Selon vous, quels avantages la Fintech pourrait-elle apporter au secteur des FIA ? 

L'amélioration significative des connaissances sur les clients et les marchés grâce aux plateformes big data et le recours à l’apprentissage machine pourraient stimuler la productivité dans la gestion produits et les investissements. Les fonds de couverture qui recourent aux algorithmes ont déjà démontré tout ce qu’un avantage concurrentiel technologique pouvait apporter au processus de gestion des fonds. L’adoption de technologies améliorera fondamentalement la prise de décision et la compétitivité dans les années à venir. 

Quelles sont les trois principales technologies qui impacteront le secteur des FIA, et comment ? 

Les plateformes big data fourniront de meilleurs renseignements pour supporter les décisions et aider au contrôle. L’apprentissage machine augmentera l’efficacité et la cohérence lors de la prise de décision. La blockchain génèrera des économies de coûts au niveau des opérations de règlement, de rapprochement et de reporting.  

Pensez-vous que le Luxembourg est le lieu où la Fintech pourrait être un catalyseur pour le secteur des FIA ?

Absolument. Le Luxembourg possède une solide expérience en matière d’agilité et d’adaptabilité acquise tout au long de son histoire. Les FIA évolueront inévitablement sous l'effet des technologies, et je suis convaincu que le Luxembourg cherchera à prendre le contrôle de cette évolution plutôt que de laisser l'initiative à d'autres et d'en subir les retombées négatives. Ici, la communauté financière dispose de l’esprit et de la capacité nécessaires et recevra le soutien dont elle a besoin pour assurer sa compétitivité future.

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Actifs FIA au Luxembourg - taux de croissance annuel 2006-2016 *

Enquête effectuée auprès de 120 professionnels des marchés financiers du Luxembourg, réalisée en novembre 2016 par le service marketing de SGSS

Comment le Luxembourg peut-il l’emporter sur le marché européen des FIA ?

Le Luxembourg possède de nombreuses années d’expérience dans l’administration des OPCVM, ce qui peut constituer un véritable atout si nous voulons développer la Marque FIA.

L’expertise et le savoir-faire du Luxembourg sont incontestablement reconnus dans l'univers de la gestion de fonds et se sont même renforcés depuis l’introduction des gestionnaires de FIA comme cadre juridique privilégié de la gestion des actifs alternatifs/réels.

Pourquoi avez-vous décidé de créer une société de gestion au Luxembourg ?

Nous avons créé notre société de gestion au début de l’année 2011 avec une licence OPCVM. Toutefois, à ce moment-là, notre objectif était déjà d’être l’un des premiers gestionnaires de FIA au Luxembourg. En effet, nous avons vu dès le début l’opportunité de transposer le modèle des OPCVM que nous connaissons bien à la gestion des FIA, en particulier grâce à l’expertise de notre Groupe dans le domaine des actifs réels. Le Luxembourg était la juridiction qui s'imposait, étant donné sa réputation et ses antécédents en tant que juridiction de premier plan pour les fonds en Europe.

Le FIAR est-il la solution attendue ?

Le FIAR est un ajout utile dans la « boîte à outils » des produits luxembourgeois. Le temps de mise sur le marché est un élément essentiel pour les gestionnaires d’actifs lorsqu’ils choisissent une juridiction. Étant donné que le FIAR ne nécessite aucun agrément de la CSSF, la procédure est maintenant plus rapide et attractive pour les gestionnaires ne ressortissant pas de l’UE et désireux d’utiliser le passeport de gestionnaire de FIA afin d’entrer sur le marché de l’UE. Cela augmente l’attrait du Luxembourg en tant que juridiction de prédilection, à même de concurrencer les autres véhicules non réglementés ou fonds offshore.

Le Luxembourg : une place de choix

Dans la sphère alternative, le Luxembourg représente 10,5 % du marché européen avec 585 milliards d’euros. C’est le quatrième plus grand marché européen pour la domiciliation des FIA après l’Allemagne, la France et les Pays-Bas. Les actifs non OPCVM sur le marché du Luxembourg ont progressé de plus de 10 % par an au cours des 10 dernières années (statistiques de l’EFAMA).

En mai 2017, 235 gestionnaires de FIA étaient agréés par l’organisme de réglementation national (la CSSF : la Commission de Surveillance du Secteur Financier), et 610 gestionnaires de FIA  étaient enregistrés auprès de la CSSF.

D’une manière générale, quelle est la stratégie de vos clients gestionnaires d’actifs en termes de FIA au Luxembourg ?

Depuis 2013, les gestionnaires d’actifs ont tendance à utiliser autant que possible le passeport des gestionnaires de FIA, que ce soit par l’intermédiaire d'une société de gestion au Luxembourg et/ou en créant un FIA basé au Luxembourg.

Toutefois, ces sociétés de gestion luxembourgeoise doivent avoir une raison réelle et substantielle d'opérer dans le pays, c’est-à-dire qu’elles doivent exercer des activités de gestion des risques ou de gestion de portefeuille.

Créer sa propre entité de gestion de FIA représente un investissement considérable en temps et en ressources. C’est pour cette raison que la plupart des gestionnaires d’actifs de petite ou moyenne taille préfèrent passer par une société tierce basée au Luxembourg, ce qui représente une alternative intéressante et économique. En outre, cela facilite la discussion avec l’organisme de réglementation luxembourgeois.

La société de gestion possède la licence de gestionnaire de FIA et peut aider à accélérer la procédure d’agrément du fonds.

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